dimanche 4 décembre 2016

Mémoires d'une dragonne - Chapitre I.

Piou bonjour !

Plus ça va et moins je poste sur ce blog. Non pas que l'inspiration et les sujets manquent, mais pondre un article me prend du temps que je préfère bien souvent passer à d'autres activités. Par exemple le jeu de rôle ! Je vais d'ailleurs m'atteler à vous raconter l'histoire que Beth a vécue entre mes mains. 


Beth commença a reprendre conscience, sortie de son sommeil par des bruits de pas à proximité. Elle se réveilla en sursaut lorsque plusieurs pensées fusèrent à son esprit. Sa sœur ! Les bandits ! Il faut l'aider ! Elle se leva en trombe, dans une ambiance obscure, pour s'étaler aussitôt, avec la sensation de s'être marché dessus. Elle se redressa, et glissa, pour tomber sur ses fesses, ce qui lui valu une violente douleur, comme si elle s'était assise sur son bras. Beth se remit à quatre pattes, et tendit son bras droit pour tenter de toucher le bas de son dos. Elle se rendit alors compte que son bras n'allait pas jusque là. En y regardant de plus près, ce n'était pas sa main gauche, qu'elle voyait appuyée au sol, mais un genre de courte patte pourvue de griffes. Elle se souvint alors du mauvais sort qui l'avait frappée un peu plus tôt, et qu'elle n'eût pas le temps de digérer alors. Sous le choc, elle observa ses mains, son ventre, puis toucha son visage. Elle avait un museau, des crocs proéminents bien pointus, de grosses narines, et elle nota également une haleine très fraiche. Ses yeux s'habituant à l'obscurité, elle compris qu'elle était couverte d'écailles, et observa la raison pour laquelle elle s'était marché dessus : elle portait des ailes, mais n'avait pas la moindre idée de comment les mouvoir. Elle avait aussi une queue. Celle sur laquelle elle s'était assise en tombant sur les fesses, si tant est qu'on puisse toujours les appeler ainsi. Beth se mis debout sur ses quatre pattes, et constata avec tristesse qu'elle restait très proche du sol, peut-être cinquante centimètres. Et sa sœur n'était pas auprès d'elle. Beth observa son environnement, et constata qu'elle était enfermée dans une cage aux solides barreaux, couverte d'un drap. Elle sentait l'odeur du bois et de la poussière, et devinait des silhouette de caisses autour d'elle. Elle devait se situer dans une espèce d'entrepôt. Elle tenta d'appeler sa sœur, mais le grognement qui sortit de sa gorge l'effraya et l'emplit d'une profonde tristesse. Sa sœur était-elle seulement encore en vie ? Et comment la retrouver et la protéger sous cette forme miniature ? Beth, en proie à la panique, tenta de se jeter sur les barreaux de sa cage pour les faire céder. Rien n'y fit. Elle mordit, donna des coups de tête, et tenta même de se faufiler entre les barres métalliques. Tout ce qu'elle obtint fut un gros mal de crâne et des bleus. Elle se laissa tomber sur le sol, épuisée. Elle avait destiné sa vie à s'entraîner pour sauver sa sœur et la protéger, et à peine l'avait-elle retrouvée qu'on la lui arrachait de nouveau, en s'assurant qu'elle ne puisse plus lui venir en aide. Mais... Maintenant qu'elle y repensait, c'est en touchant cet étrange artefact qu'elle s'était sentie mal. Marly avait dû la porter et c'est là que les bandits sont arrivés. Ses souvenirs étaient très flous. Elle s'endormit.

Un bruit métallique fit vibrer l'air autour de Beth. Elle découvrit devant elle un homme piètrement vêtu, armé d'une barre en fer. Celle qui l'avait réveillée en frappant sur la cage, à n'en point douter. Beth recula contre les barreaux du fond. L'homme lui jeta un morceau de viande, remit le drap et partit. Beth l'entendu clamer que la bête était toujours vivante alors qu'il refermait la porte, et comprit, à l'odeur qu'elle perçut, que l'entrepôt était situé proche d'une forêt de résineux.
Beth s'en voulut. Elle venait de se retrouver tétanisée face à un homme. Ce n'était certainement pas comme ça qu'elle allait sortir de cette cage. Elle était après tout devenue un dragon, certes miniature, mais les dragons restaient néanmoins de puissantes et impressionnants créatures. Il fallait qu'elle se serve de cette image. Elle tenta de cracher du feu, mais seul en gros mollard jaillit de son museau pour s'écraser lamentablement sur un barreau. Bon, elle n'en était peut-être pas capable, mais cela, les bandits l'ignoraient. Elle essaya donc de bouger ses ailes et sa queue, ce qu'elle parvint à faire sans encore trop comprendre comment. Elle avait faim, mais elle préféra s'entraîner à se mouvoir avant de se sustenter, des fois que ses geôliers aient eut l'idée de garnir sa nourriture de calmant.
Cette situation dura plusieurs jours, à ceci près qu'elle se montrait agressive et suscitait désormais la crainte auprès de l'homme chargé de la nourrir, et qu'elle parvenait parfois à cracher de l'air froid lorsqu'elle tentait de l'impressionner. En conséquence, elle avait été déplacée dans une caisse, pour éviter que le froid n'incommode les bandits ou que ses mâchoires ne se referment sur un mollet.

Un beau jour, alors qu'elle collait un énième mollard sur le sol, Beth sentit une forte agitation autour d'elle. Des bruits de combat ! Peut-être sa sœur avait-elle pu trouver de l'aide pour venir à son secours ? Ou peut-être était-ce juste une querelle de bandits, auquel cas elle espérait fortement qu'ils ne la trouveraient pas. Se déplacer davantage risquerait de compromettre ses chances de retrouver sa cadette. Elle resta donc discrète lorsque la porte de son entrepôt s'ouvrit. A en juger par le comportement fouineur de l'inconnu, ses geôliers avaient perdu et leurs assaillants étaient désormais à la recherche de butins. Le bipède ramena à l'intérieur l'un des bandits, tétanisé, que Beth reconnu à l'odeur comme étant celui chargé de la nourrir. Visiblement, il n'était pas très heureux de se retrouver là, et sa peur manifeste du fond de la pièce suscita la curiosité de l'inconnu, qui s'approcha. Beth se mit à grogner et cracher, provocant une vague d'air froid. L'homme ouvrit la caisse, libérant une fusée rose qui fila vers la sortie. Malheureusement, il n'était pas seul. Une magicienne provoqua un courant d'air, ralentissant Beth, tandis qu'un archer lui tira une flèche dans l'aile pour la clouer au sol.Tirant de toutes ses forces pour se dégager, la dragonne déchira son aile en poussant un cri empli de douleur. A peine fut-elle libérée qu'une caisse lui tomba dessus, l'enfermant à nouveau. Et ce qu'elle craignait arriva, les inconnus l'emmenant avec elle, dans l'intention de la vendre.
Beth fut secouée dans tous les sens durant le transport, avant que son porteur ne dépose la caisse dans la chambre d'une auberge. Elle était blessée, effrayée et épuisée.
Une femme entra dans la pièce. Les dragonappeurs hésitèrent, mais finirent par lui révéler la présence de la dragonne. La nouvelle venue se précipita sur la caisse, l'ouvrit, attrapa la bête par la peau du cou et entreprit de la soigner. Beth comprit assez vite, et se sentit étonnement apaisée dans ses bras. Il s'agissait d'une halfeline plutôt âgée, qui s'y connaissait suffisamment en créatures magiques pour comprendre qu'elle ne se trouvait pas face à un dragon ordinaire. Ses soins furent efficaces, et elle ne remit pas Beth dans la caisse, au grand soulagement de cette dernière. Si elle n'aimait pas ses dragonappeurs, la reptile accorda vite sa confiance à la dénommée Eneoch.
Le lendemain matin, Eneoch prit Beth dans ses bras pour aller déjeuner. La dragonne, affamée, mangea goulument, sous les regards curieux. L'halfeline la laissa à son assiette pour aller discuter un peu plus loin. C'est alors que Beth reconnu immédiatement la voix qu'elle entendit raconter qu'elle était à la recherche de sa sœur. Elle fonça se jeter dans les bras de Marly, qui l'attrapa au vol et la serra contre elle, n'en revenant pas. Les deux femmes complétèrent l'histoire en racontant chacune leur partie. Eneoch apprit ainsi qu'un artefact maudit avait causé cette transformation, et que les bandits leur étaient tombés dessus peu de temps après, tandis qu'elle expliqua que ses amis avaient retrouvé la dragonne dans un repaire de bandit. Marly décida de se joindre au groupe, songeant que leur voyage pourrait leur permettre d'enquêter, sa sœur et elle, sur un éventuel remède à la dragonification. Beth fut soulagée de parvenir encore à communiquer avec sa cadette, et la mit en garde de se méfier du reste du groupe.


La suite au prochaine épisode :p

Rôlement vôtre,
Lysemna

mardi 9 août 2016

Mon subconscient s'exprime. 6

Miaou bonjour, gens.

Aujourd'hui, l'un de mes derniers rêves mindfuck, dont je me souviens presque en intégralité.

Nous nous situions dans un ancien corps de ferme retapé, plus exactement dans une ancienne grange, réaménagée en salle de réception. Notre activité consistait à éplucher des pommes de terre, pour en faire ensuite des chips. Bien évidemment, il y avait un boulet de service, qui jugeait, à tort, plus rentable de trancher les patates avant de les éplucher... Il s'agissait d'une femme prénommée Cersei. Après avoir tenté de lui expliquer qu'elle nous faisait perdre du temps à procéder ainsi, j'eus la forte intuition qu'elle jouait un rôle et cherchait justement à nous mettre des bâtons dans les roues. Soit. Je n'avais pas franchement envie de me disputer avec elle. J'en vins donc à lui dire que, puisqu'elle était la seule à trouver sa méthode plus rapide, elle n'avait qu'à éplucher elle-même ses chips, pendant que les autres procèderaient comme d'ordinaire. Elle n'eût pas l'air d'apprécier beaucoup. Nous reprîmes donc nos épluchages de patates.
Après quelques heures de labeur, un palefrenier vint me chercher. Apparemment, quelqu'un souhaitait profiter d'une promenade de chevaux pour sociabiliser des juments farouches que j'avais contribué à amadouer, et ne pouvait se passer de ma participation. Je le suivis donc aux écuries, où il m'indiqua la jument à prendre.
Il s'agissait d'une balade en longe, au pas dans la forêt. Je suivais un groupe de gardes-cavaliers accompagnant leurs chevaux, dressés au poil. J'appréhendais un peu l'éventualité que ma jument se mette à péter un câble, mais elle n'en fit rien. Toutefois, sur le chemin du retour, un élément perturbateur en début de file décida de partir au galop, sans prévenir, entraînant toute la cavalerie à sa suite. Bien évidemment, ma jument suivit le mouvement. Bien incapable de la suivre, contrairement à tous les gardes - qui semblaient alors doués d'une vitesse surhumaine -, je m'agrippai à son encolure et passai une jambe sur son dos, priant pour qu'elle ne m'envoie pas au sol. Face à son absence de réaction et à l'inconfort de ma position, je décidai de grimper complètement sur son dos. Elle ne sembla même pas le remarquer, et poursuivit sa course. Je n'étais pas bien fière, à cru sur une jument farouche, ne disposant que d'une longe pour tenter d'attirer son attention et la diriger. Malgré cela, tout se passa bien jusqu'à notre arrivée aux écuries. Je félicitai grandement la jument, qui ne m'avait pas foutue par terre malgré son habituelle réticence à être manipulée par des humains, mis pied à terre, puis, jambe flageolantes, remis la longe dans les mains du palefrenier qui m'avait appelée en premier lieu.
Tout juste remise de mes émotions, je retournai dans la salle de réception. Les chips avançant bien, on me demanda de passer à un autre atelier : coloriage. Je devais donc colorier, comme je le désirais, des scènes d'un mariage princier. J'y consacrai toute ma patience pendant quelques heures.
Survint alors un homme en armure, qui m'invita prestement à l'accompagner au village voisin, car il était d'une importance capitale que nous capturâmes une arène pokémon, située dans l'église.
Le trajet dura plusieurs heures encore, nous faisant arriver au point d'intérêt en soirée, rejoints par un autre homme. L'arène fut excessivement facile à conquérir, j'en vins à me demander pourquoi ma présence fut-elle requise. Ne souhaitant pas faire le trajet retour de nuit, nous passâmes la nuit dans une chambre d'hôtel, à geeker comme des gros porcs sur une console de jeu rétro.

A mon réveil, nulle trace de mes deux compères. Je décidai donc de rentrer, seule, au corps de ferme.
Une fois arrivée, et personne ne me donnant de directive à suivre, je me remis au coloriage, non sans goûter l'une de nos chips fraichement sorties du four au passage. C'est alors qu'un garde royal vint m'arrêter, sans justificatif aucun.
Il m'emmena dans une sorte de cave-caverne, avec une petite falaise donnant sur une rivière souterraine, et une guillotine au bord du précipice. Intriguée, je demandai la raison de ma présence ici. C'est alors qu'apparut Cersei, clamant que le frère du type en armure qui m'avait emmenée au village avait attenté à sa vie, et que, ceux-ci étant introuvables, il était de rigueur de me faire payer pour eux. Car, après tout, j'étais allée au village avec l'un, il y avait donc fort à parier que j'étais complice d'une quelconque manière, et, elle-même étant la mère du roi - qui choisit ce moment pour apparaître -, ce crime ne pouvait rester impuni.
Interloquée par l'absurdité de ce raisonnement, je n'eus pas le temps de réagir que Sa Majesté décida que sa mère, coupable d'avoir foutu le bordel dans les patates, méritait l'exécution. Cersei, prise de court, décida alors, sous les conseils d'un esprit qu'absolument personne ne vit, de sauter de la falaise. Elle-même ne comprit certainement pas pourquoi.
Après un plouf retentissant, je me penchai pour l'apercevoir, flottant allongée sur le dos, les bras en croix, inerte. Le garde conclut d'un bref coup d'oeil qu'elle était morte, suite à quoi il sortit, avec le roi, m'abandonnant là, moi et mon pseudo-procès oublié. Après un dernier regard d'incompréhension au corps de la défunte reine, je les suivis.
C'est alors que l'esprit qui l'avait convaincue de sauter ressuscita Cersei, qui s'enfuit en se laissant porter par le courant de la rivière.

Je me réveillai alors dans l'incompréhension la plus totale.

Weirdement vôtre,
Lysemna

lundi 1 août 2016

It's a snake

I got a snake in my bowels
A freaking snake in my bowels
I tried to choke it with towels
Convinced myself it was angels

J'ai un serpent dans mon ventre
Qui laisse une plaie sanguinolante
Chaque fois qu'il bouge c'est une torture
J'ai du sang jusqu'aux commissures

Sometimes I panic over it
I need to rest a little bit
My mind is freaking out like shit
Can't find an answer about it

Peux-tu juste me laisser tranquille
D'une façon plus ou moins subtile
Tu disparais quand je renais
Je ne te reverrai jamais

Asked it to leave me be at least
And then quiet was the beast
I came to believe it was gone
And started living by my own

Trop belle était cette avancée
Un jour la bête s'est révoltée
Plus fort que jamais elle mordit
Voyons demain si je survis.

Nocturninspirationnalement vôtre,
Lysemna

mardi 10 mai 2016

Sans caca

Miaou bonjour,

Cela fait maintenant bientôt 2 ans que je m'y suis mise et persiste à m'informer et conseiller à son sujet, je pense donc en savoir suffisamment pour vous expliquer les bases du noo-poo. Sans rapport avec une grève de la selle, le no-poo est la contraction de "no-shampoo" expression anglaise traduite par "sans-shampoing". Accessoirement, poo est un mot anglais de registre enfantin pour désigner les excréments.

L'aventure part de deux principaux constats :
- Plus on utilise de shampoing, plus on a besoin d'en utiliser
- Les problèmes de cheveux étaient bien moins répandus avant la démocratisation du shampoing
(Questionnez votre grand-mère : les cheveux gras et les pellicules étaient rares durant leur jeunesse.)
A cela, on peut rajouter les impacts environnementaux de chaque étape de la confection et l'acheminement des shampoings industriels, ainsi que les déchets représentés par les contenants et la pollution représentée par les silicones notamment, réputés pour être difficilement dégradables.

S'il existe UNE mine d'informations sur les méthodes, ingrédients, termes et compagnie, c'est Communauté No Poo (FR), un groupe Facebook. Je ne souhaite pas spécialement faire de pub pour des réseaux sociaux, mais cette communauté très active et réactive comprenant à ce jour plus de 10.000 membres (ça ne fait qu'augmenter) est vraiment le meilleur endroit pour débuter et évoluer dans l'aventure no-poo.
https://www.facebook.com/groups/communautenopoo.fr/


Fonctionnement du shampoing
Voici ce qu'il se passe avec un shampoing. Tout d'abord, ça nettoie. Plus que ça, d'ailleurs, ça décape, ce qui n'est pas surprenant quand on constate qu'on y retrouve des ingrédients détergents également employés dans les produits pour WC... Évidemment, plus un pet de gras !
Ensuite, les silicones recouvrent le cheveux, le gainent et le font briller tout en le rendant doux. C'est un peu comme si vous vous enveloppiez dans un drap en soie. La soie est douce et brillante, mais vous, on en sait trop rien.
Cheveu naturel à gauche, siliconé à droite. Rien n'est réparé.
Là où ça devient problématique, c'est qu'en plus de recouvrir le cheveu, le silicone comble les trous et alourdi. En soit, ça ne semble pas déranger plus que ça, sauf que combler les trous a tendance à les agrandir, et le silicone est très difficile à éliminer.
Après quelques jours, les effets de brillance et douceur s'estompent, mais le silicone reste.


Origine des cheveux gras ou secs et des pellicules
Il faut savoir qu'à l'origine, la peau (et donc le cuir chevelu) produit du sébum pour se protéger et protéger les poils (donc les cheveux). Le shampoing vient de décaper votre cuir chevelu, de lui retirer sa protection et même de l'agresser. Que va-t-il se passer ? Le cuir chevelu va vite reconstituer sa protection, et il va même en faire davantage, pour être sûr de ne pas se retrouver à nouveau à nu si jamais un shampoing repasse par là ! Évidemment, ça ne fonctionne pas. Mais il persiste à essayer. 
Toujours plus de sébum, toujours plus vite.

Si vos glandes sébacées sont des warriors, et vos cheveux peu poreux, vous y gagnerez une friteuse, et peut-être des pellicules.

A l'inverse, avec des glandes moins efficaces et des cheveux poreux, qui vont adsorber le sébum, votre cuir chevelu, incapable de reconstituer suffisamment sa protection, peut finir par s'irriter, desquamer en abondance, et vos cheveux s'abimer et devenir secs.


Démarche du no-poo
La première phase consiste à effectuer une transition pour se débarrasser du shampoing et des silicones, ainsi que réguler la production de sébum du cuir chevelu. Plusieurs techniques existent, voici la plus courte, mais aussi la plus contraignante :

- Faire une "cure de sébum" ou un "mois sans rien". En gros, ne plus se laver les cheveux du tout, ou qu'avec de l'eau.
La différence entre les deux termes est assez mince : la cure a essentiellement pour rôle de permettre de faire descendre le sébum jusqu'aux pointes pour protéger les cheveux (terme donc plutôt adapté aux cheveux secs), tandis que le mois sans rien est vraiment accès sur la régulation de la production de sébum (donc cheveux gras).
Dans les deux cas, vous pourrez disposer d'une alliée : la brosse en poils de sanglier (ou synthétique). Le brossage vous aidera à faire descendre le sébum sur les longueurs et pointes, et à éviter son accumulation aux racines.

Cette technique, appliquée aux cheveux gras, nécessite d'accepter d'avoir une friteuse sur la tête pendant un mois, c'est pourquoi elle est assez peu exploitée. Il est évidemment possible de réaliser des cures plus courtes, mais le résultat sera moindre.


Voici maintenant la méthode la plus longue :
- Espacer les shampoings le temps de finir la bouteille, ce qui implique de supporter d'avoir les cheveux un peu gras.
Étape que vous pouvez sauter, auquel cas le reste de shampoing peut servir à nettoyer carrelage, faïence, WC,...
- Passer au "low-poo", terme comprenant tous les shampoings exempts de silicones et détergents, ainsi que les savons (Marseille, Alep,...). Vous pouvez très bien vous arrêter là, si ça vous convient. Les cheveux secs risquent néanmoins de nécessiter des lavages encore plus doux pour ne plus les abimer.
- Passer au "no-poo". Pour ce faire, il va falloir déterminer ce dont vos cheveux ont besoin, et ça peut durer trèèèèès longtemps.
Il s'agit du stade le plus long et laborieux. Il faut bien souvent faire preuve de patience, de persévérance et de méthodologie pour tester les ingrédients potentiellement intéressants un à un, afin de parvenir à une routine personnalisée. 
Une fois trouvée(s), vous pouvez très bien vous arrêtez là et vous en tenir à votre/vos routine(s).
- Passer au full Water Only. Water Only se traduit par "seulement de l'eau". Le nom est particulièrement parlant : ça consiste à ne se laver les cheveux qu'avec de l'eau. Il s'agit du lavage le plus doux et le moins contraignant et onéreux : 5 minutes sous la douche, une fois par semaine (voire moins), et c'est torché !
Il faut parfois plusieurs années pour y parvenir, ça varie beaucoup d'une personne à l'autre, selon la nature des cheveux, mais aussi la motivation et la capacité à supporter les cheveux gras au début.
En tout cas, parole de feignasse, quand on a pas envie de se prendre la tête avec ses cheveux c'est vraiment le pied une fois qu'on y est !

A vous de trouver la votre !


Savoir si un shampoing est "clean"
Pour savoir si un shampoing est clean (propre), il existe plusieurs façons de procéder, parmi lesquelles voici :
- L'exhaustive consiste à analyser les composants d'un shampoing, sur le site La Vérité sur les Cosmétiques par exemple. Si vous n'avez pas internet sur votre téléphone, pas de panique : photographiez les ingrédients ou notez-les, et rentrez vous renseigner avant d'acheter.
- La mienne, parfaite pour les feignants. Un label bio, éliminez tout produit contenant l'un de ces ingrédients : trop d'ingrédients inconnus en anglais (les noms latins sont des plantes), plusieurs acronymes, nom comprenant "alcohol", parfum, nom comprenant "lauryl".
Si le shamp' que vous tenez ne répond à aucun de ces critères, vous avez de fortes chances qu'il soit clean ! 
Le lauryl sulfate de je sais plus quoi (qui porte d'ailleurs je sais pas combien d'autres noms, avec toujours lauryl dedans) est l'un des derniers ingrédients "crade" supprimés des shamp bio, avec le parfum et l'alcool.


Laver des cheveux gras au no poo
Pour des cheveux à tendance grasse, on va privilégier des lavages à l'aide d'argiles, qui adsorbent le gras dans leurs anfractuosités. Ainsi, le surplus de sébum est éliminé sans agresser le cuir chevelu. 
Pour espacer les lavages, les Shampoings Secs (farine ou cacao par exemple), permettent de gagner quelques jours. On les élimine en brossant.

N'ayant jamais eu moi-même les cheveux gras, ces techniques ne sont pas celles que je maîtrise le mieux, loin de là, c'est pourquoi je vous renvoie à la Communauté No Poo (FR) de facebook pour plus de détails et conseils.


Hydrater les cheveux au no poo
Si vos cheveux sont électriques, fourchus, secs,... Il y a fort à parier qu'ils ont besoin de ce qu'on appelle l'hydratation. Ca consiste principalement à attirer l'eau dans le cheveux pour lui rendre une texture moins cassante.
Pour hydrater, il y a deux façons : en lavant avec des hydratants, ou via des masques. Dans les deux cas, les ingrédients utilisables sont les mêmes : gel d'aloe vera, gel de lin, miel, compote, sirop d'agave... J'ai une préférence pour le gel de lin et la compote. Le premier parce qu'il est presque aussi efficace que le gel d'aloe (le petit chouchou de beaucoup) et super facile à faire : laisser tremper un volume de graines de lin dans un volume d'eau pendant une nuit, filtrer, c'est prêt ! Et la compote parce que c'est facile aussi et les ingrédients se trouvent partout sans difficulté.
Pour un lavage, on applique sur cheveux mouillés, on masse un peu, on laisse éventuellement poser 2 à 5 minutes et on rince. Terminé !
Pour un masque, à ne faire que si vos cheveux ont vraiment besoin d'hydratation (donc après avoir testé avec succès un lavage hydratant), il s'agit de laisser poser plusieurs heures. Les cheveux peuvent être emballés dans un foulard si jamais vous faites ça en journée et voulez quand même pouvoir sortir, mais le plus pratique reste de profiter de la nuit, avec une serviette sur l'oreiller.

Si jamais vos cheveux sont poisseux après un lavage ou masque hydratant, c'est qu'ils saturent ! Vous les avez surchargés d'hydratants. Gardez à l'esprit qu'il vaut mieux pas assez que trop ;)


"Nourrir" les cheveux au no poo
Si  vos cheveux sont secs, cassants, rêches, et que l'hydratation n'y fait rien, il est probable qu'ils aient besoin de "nutrition".
Autant l'hydratation portait bien son nom, autant ici le terme de nutrition n'est pas du tout adapté. Ce qu'on appelle "nourrir le cheveu", c'est plutôt le protéger. 
Pour ce faire, on peut pratiquer des lavages nutritifs, comme le shampœuf, ou le yaourt (attention, le yaourt pue si laissé poser) ; ou alors on va compléter le sébum manquant par l'utilisation d'un corps gras (huile ou beurre végétal).  
Le nom de shampœuf est une contraction de shampoo et œuf. Cela consiste à se laver les cheveux avec un œuf. Le blanc lave, le jaune nourrit. Aussi, vous avez la possibilité de le battre et vous laver les cheveux avec l'omelette crue, ou de séparer le jaune du blanc. Le blanc ôtera l'excès de sébum des racines, tandis que le jaune "nourrira" les pointes et longueur. Certains battent le blanc avant de l'utiliser.
/!\ Il est impératif de rincer à l'eau tiède ou froide, sinon le blanc de l’œuf va cuir sur votre tête !

Concernant l'huile ou le beurre, il est plus judicieux de l'appliquer APRES le lavage, ainsi le corps gras contribue à conserver l'eau dans le cheveu. Mais, en conséquence, il va falloir faire très attention à ne pas saturer, au risque de se retrouver avec des cheveux gras si l'on en met trop. Rappelez-vous, pas assez est mieux que trop ;)
Dans tous les cas, n'en mettez surtout pas avant le lavage ! Sinon, vous empêchez l'eau d'entrer dans la fibre, et contribuez à accentuer la sècheresse du cheveu.
Pour procéder, une noisette d'huile ou de beurre végétal, à étaler dans les mains, avant de les passer dans les cheveux, en insistant bien sur les pointes et en évitant les racines. Les plus utilisés sont le beurre de karité, très puissant, et l'huile de coco (attention, peut provoquer des allergies), mais presque toutes les huiles peuvent convenir : abricot, lin, colza, olive,... Toutefois, si vous souhaitez utiliser l'huile de ricin, réputée pour accélérer la pousse, sachez qu'elle est très visqueuse et difficile à appliquer. Il est conseillé de la diluer dans une autre huile pour en faciliter l'usage.

Si jamais vos cheveux sont gras, c'est que vous en avez mis trop. La meilleure chose à faire pour vos cheveux est alors de le supporter quelques jours avant de relaver (et faire preuve de davantage de parcimonie).


Pour avoir de beaux cheveux, la première chose à savoir est qu'absolument RIEN ne peut les réparer ! Le cheveu est une matière morte. Rien ne le répare. C'est pourquoi il est important de ne surtout pas les abimer si vous souhaitez les conserver en bon état. Évitez donc tout choc thermique (lisseurs et sèche-cheveux !), décoloration, et tout produit "chimique" de manière générale.
Pour les lisser, des alternatives existent, telles le kardoune ou brosser les cheveux à la brosse en poil de sanglier pendant qu'ils sèchent. Quand à la couleur, et bien, vous aurez du mal à obtenir quelque chose de plus clair que la votre, mais le miel en pose longue éclairci les cheveux, et les hennés et certaines plantes colorantes permettent de leur donner une teinte.
Kardoune : avant / après


Expérience personnelle
(1) Cheveux démêlés à sec 1semaine après lavage

Cela va faire 2 ans que je suis au no-poo. Je suis partie de cheveux très frisés et secs, que je lavais une fois par semaine avec des produits Lush (j'aimais beaucoup cette marque avant d'apprendre que c'est surtout du green washing). Peu de leurs produits sont clean, mais ils ont le mérite d'aider à la transition car présentent beaucoup moins d'ingrédients à éviter que la plupart des marques. Ceci dit, je cherche encore la justification du prix.

Après m'être renseignée un peu, j'ai sauté l'étape low-poo et opté pour le shampœuf. Coup de bol, ça a fonctionné directement. J'ai donc continué ainsi durant plusieurs mois (1)
Avec le temps, ça a commencé à moins me convenir. L’œuf alourdissait mes cheveux et ne les lavait plus aussi bien (2). Sans doute qu'ils avaient moins besoin de "nutrition", n'étant plus agressés depuis longtemps.
(2) Cheveux alourdis aux racines avec le shampœuf
Je suis passée à la compote, résultat moyen. Puis le yaourt, mais là, j'ai fait l'erreur de le laisser poser et l'odeur nauséabonde m'a suffisamment rebutée pour que je ne tente plus jamais, malgré des résultats corrects.
Je ne tenais pas à passer mon temps à tester plein d'ingrédients, alors, par flemme, j'ai tenté d'alterner des Water Only (juste de l'eau) avec les shampœufs. Ca a fonctionné. Au fil du temps, j'ai de plus en plus espacé les shampoeufs, pour les remplacer par des WO. Jusqu'à ne plus les laver qu'à l'eau (3).
Il m'est également arrivé, très occasionnellement, de faire des massages du cuir chevelu au marc de café lorsque quelques pellicules sont apparues.

(3) Full Water Only
Aujourd'hui, je suis au full WO. Je n'utilise plus que de l'eau. Je ne vous raconte pas les économies !

Mes cheveux, comme la plupart des frisés, étant naturellement poreux, il me faut parfois mettre un peu d'huile dessus après le lavage pour qu'ils ne perdent pas toute leur eau avant le suivant. C'est le seul soin que je leur accorde de temps en temps.

(4) Ils m'arrivent actuellement sous les omoplates
Petite surprise que m'ont faite mes cheveux : la pousse !
Auparavant, je ne remarquais pas leur pousse. Rien de surprenant, c'est bien plus long à voir chez les cheveux frisés, puisque pour 1 cm de pousse on observe à peine 5 mm de longueur en plus.
Eh bien, depuis le no-poo, je suis très surprise par leur vitesse de croissance ! Je ne les ai jamais eu aussi longs par le passé (4). Pourtant, je n'ai pas cherché à manger ou leur mettre des trucs connus pour accélérer la pousse. 
(La photo ne leur rend pas hommage, c'est très difficile à prendre seule)

Au cas où, pour la pousse, deux "accélérateurs" que j'ai retenus : massage du cuir chevelu avec 2 gouttes d'huile de ricin diluées dans une autre huile plus légère (style olive, colza, lin,...), et consommer de la levure.





Un ptit bonus pour la fin : la différence de longueur entre cheveux frisés et cheveux étirés (5). Je vous laisse imaginer leur longueur réelle s'il me prenait l'envie de les lisser ;)

(5) Le pouvoir du ressort !

Voila voila, c'est tout pour cette fois. :)

Cheveuleresquement vôtre,
Lysemna

lundi 14 mars 2016

Un aquarium poubelle

Miaou bonjour,

Plus d'un an sans nouvelles, et pourtant, il s'en est passé des choses. Je reviens aujourd'hui pour aborder une pratique que j'ai découverte, il y a plus d'un an là aussi, et qui me tient particulièrement à cœur : l'aquariophilie naturelle.
Cet article sera peu pourvu en sources, en raison du manque de celles-ci ! Eh oui, c'est une pratique encore très peu répandue...

Elle est inspirée d'une méthode peu connue dans le monde aquariophile, et pourtant si impressionnante, par ses résultats exceptionnels, en dépit d'une parfaite simplicité :  le poubellarium
Son nom vient du fait qu'on la pratique fréquemment dans une poubelle, tout simplement. Mais il est possible de le réaliser dans une multitude de contenants, pourquoi pas un kayak ?

http://www.poubellarium.fr/viewtopic.php?f=12&t=5337
L'un des poubellariums de Fincasor.
Cela consiste à faire estiver les poissons dehors, dans un contenant fortement planté, non filtré, et presque abandonné durant tout l'été. Les habitants en ressortent plus résistants, plus gros et plus colorés. Un véritable petit écosystème se développe au sein du poubellarium, échangeant avec l'environnement extérieur, et les poissons peuvent ainsi profiter d'une nourriture 100% naturelle et gratuite. Celle-ci, en plus d'être dépourvue de tous additifs et d'être aussi variée que tous les trucs susceptibles de tomber dans votre poubelle, dynamise les poissons en réveillant leurs instincts de chasseurs. De plus, ils profitent des variations naturelles de températures et luminosité, rien à voir avec la température intérieure et le néon qui s'allume.

Bref, des vacances pour vos poissons !


Poubellarium dans un kayak, par Mifaon.

Ce qui laisse sceptiques les aquariophiles adeptes du conventionnel, c'est qu'aucun filtre, aucun test de petit chimiste, ni aucun changement d'eau n'est nécessaire. Pour une fois, on ne cherche pas à tout contrôler, la nature s'équilibre toute seule.

En aquariophilie naturelle, pas de filtre, pas besoin de contrôler les paramètres de l'eau.

Ainsi, l'aquariophilie naturelle, ou les termes variables - aquariophilie no-tech (sans technologie) ou low-tech (technologie limitée) - se basent sur ces principes. Un substrat simple, bien qu'on puisse en prendre un complexe, mais ça n'est pas indispensable, des plantes, beaucoup de plantes, de la microfaune, et de l'eau.
Les poissons se nourrissent, puis défèquent. Les escargots consomment les résidus de nourriture, aident à éliminer les algues et végétaux morts, et enterrent le mulm (composé des excréments) dans le sol. Le mulm sert d'engrais aux plantes, qui consomment les matières azotées au fur et à mesure de leur libération dans l'eau, et ce avant qu'elles ne se transforment en composés toxiques pour les poissons. L'eau est ainsi épurée, les taux de nitrites/nitrates quasiment nuls en permanence, et nous avons presque un cycle parfait. Presque, car il faut tout de même apporter leur nourriture aux poissons, contrairement au poubellarium.
Pas de vibrations en permanence pour les poissons, et pas de changements d'eau hebdomadaires pour nous.

Pour juger de l'évolution et la santé du bac, on observe. On observe les plantes, les poissons, la microfaune, l'odeur (un aquarium n'est pas censé puer).

Aquarium naturel personnel (no-tech).

On passe en low-tech (faible technologie) dès lors qu'on ajoute un appareil électrique. Ça peut consister en un éclairage, dans le cas ou la lumière naturelle ne suffit pas aux plantes, et/ou une pompe de brassage, pour le confort des poissons affectionnant le courant, et/ou encore un petit chauffage pour les espèces frileuses. 
Dans le cas de l'éclairage, il est parfois possible qu'une simple lampe led suffise, dépendamment des besoins des plantes que vous avez choisies.

Aquarium low-tech de La Fée Gniass.

Pour de plus amples informations, des retours d'expériences et tout un tas d'astuces, bien que dans une ambiance totalement bordélique et des plus propices au hors sujet, je vous recommande fortement ce forum, combinant poubellarium et aquariophilie naturelle. Et pour les adeptes du réseau social dont le nom commence par un F, un groupe tout nouveau tout beau y a vu le jour pile poil aujourd'hui.

Voili voilou.
Passionnément vôtre,
Lysemna

jeudi 8 janvier 2015

J'accuse

Miaou bonjour,

Aujourd'hui est un jour de deuil national. Hier, le 7 janvier 2015, deux et non trois individus masqués ont attenté les locaux de Charlie Hebdo. Ont jusqu'à présent été dénombrés 12 victimes et 4 blessés graves.

Suite à ces événements, tout le monde semble se mobiliser dans le pays, et même dans toute l'Europe. Qu'il s'agisse des médias ou des politiques, les grandes figures souhaitent manifester leur soutien.
Il fut même décrété qu'aujourd'hui serait une journée de deuil national.


http://www.viedemerde.fr/inclassable/8462558





Une seule journée s'est écoulée depuis le drame, et déjà, il devient source de polémiques et de conflits. Nous vivons une époque où chaque sujet attirant l'émotion de la population se change en arme et objet de profit.

Le Front National n'a pas été convié à la marche républicaine, à la différence des autres partis, et compte bien se servir de cette "exclusion indirecte" comme arme de division :
"Mais la vérité, c'est que l'UMP et le PS ont une part de responsabilité dans ces événements. C'est eux qui ont laissé l'islamisme radical grandir sur le territoire français"
Ou comment la mort d'une douzaine de personne devient une arme de propagande. Déplorable.
Le refus de les inviter était un choix peu stratégique à mes yeux. Dans tous les cas, le FN aurait retourné ça contre le pouvoir actuel. Donc autant ne pas passer pour des trouillards en les excluant, encore moins lorsqu'il s'agit d'une manifestation prônant le rassemblement...

https://twitter.com/Nain_Portekoi/status/553239556095770624

Pire encore, il était prévisible et même évident que l'amalgame serait fait entre la communauté musulmane, pourtant sensible à cette perte, et cet attentat, perpétré par deux individus extrémistes. Des lieux de cultes musulmans ont donc, bien évidemment, été pris pour cibles.
Parce que cette réaction était totalement prévisible, il eût été attendu de la part de nos dirigeants une forme de prévention, et une retransmission en masse par nos médias. Rappelons que la communauté musulmane n'est pas responsable de ces faits, et que beaucoup d'entre eux dénoncent sans vergogne cette barbarie. Une simple mention ne mange pas de pain.
Le sentiment patriotique étant particulièrement présent chez les antisémites et racistes français, cet engouement aux couleurs de la France est l'encouragement par excellence.
Mais certains pensent que la seule chose à faire est de les sommer de manifester leur condamnation de la barbarie plus fortement que les autres.


Il faut bien garder à l'esprit que cet attentat est le fait de DEUX EXTREMISTES isolés, et absolument pas d'une communauté religieuse ! Bien évidemment qu'il faut le condamner et défendre la liberté d'expression ! Mais cette journée ne fut à mes yeux qu'un prétexte politique de polémique et une incitation indirecte à la violence, car mal anticipée.
D'autant plus qu'il y a fort à parier que la majorité des personnes mobilisées lors de ces manifestations (plus de 100.000) n'avaient probablement jamais soutenu le Charlie Hebdo ou les dessinateurs tués, puisque le journal ne s'écoulait qu'à 30.000 exemplaires et était au bord de la faillite, malgré des appels au don.
En tout cas, les cons qui se sont amusés à attaquer des mosquées en bafouant le nom de Charlie Hebdo n'avaient, de toute évidence, rien compris à l'esprit du journal.


Parce que cette journée a pris des proportions politiques, je n'y ai pas participé et la dénonce, malgré ma compassion pour les proches des victimes et mon penchant, loin d'être dissimulé, pour la liberté d'expression.

Désillusionnément vôtre,
Lysemna

vendredi 15 août 2014

Un tout pitit pitit effort !

Miaou bonjour.

Aujourd'hui, je désespère du je m'en foutisme des gens, et même de mes plus proches proches, face aux questions environnementales qui me tiennent pourtant tellement à cœur. Puisque mes tentatives de sensibilisation ne rencontrent que désintéressement et surdité,  puisque mes choix de vie se confrontent perpétuellement à un amer humour plein de critiques, je vais tenter une autre méthode.

Voici une liste de petites choses, pas très difficiles, ni trop chères. De petites choses, qui ne vous coûteront presque rien, voire vous permettront de faire des économies. Aussi, même si vous vous dites que ce n'est pas vos petites mains qui vont faire la différence, même si votre conscience écologique est bâillonnée quelque part au fond de vous, ou tout simplement trop fluette pour avoir du poids, même si vous trouvez tous ces baratins autour de la fin de la nature absurdes et exagérés, même si vous êtes anti-écolos, eh bien, ces toutes petites choses, elles ne vous feront aucun mal. Alors, je me dis qu'avec un peu de chance, peut-être accepterez-vous d'en faire une, ou deux, ou plusieurs !
S'il vous plaiiiit !

Que vous soyez fainéants, fauchés, pressé, j'ai tenté de penser à tout le monde ! Pick one. Just one.



Pour les partisans du moindre effort sans le sous.

Côté eau
- Couper l'eau du robinet quand on se lave les dents ou les mains. 
Un robinet ouvert déverse plus de 12L/minute. Donc, même 10 secondes, c'est déjà une bouteille de 2L de gaspillée ! L'eau potable, on en a certes à foison, mais il ne faut pas oublier que pour la potabiliser, il faut de l'énergie et parfois employer des produits chimiques.
- Vider son verre sur une plante plutôt qu'à l'évier.
Une accumulation de tout petits rien peut faire beaucoup sur le long terme. Et ça vous évitera d'oublier de l'arroser.
- Uriner sous la douche, avant de se laver.
Une chasse d'eau d'économisée, c'est 9L !
- Attendre que le lave-vaisselle/lave-linge soit plein.
Le lancer alors qu'il n'est pas plein rend les lavages plus fréquents. S'ils sont plus fréquents, vous utilisez davantage d'eau et de produit nettoyant, en plus de réduire la durée de vie de votre appareil avec une usure plus rapide.
- Limiter les bains.

Côté électricité
- Éteindre les lumières en sortant d'une pièce.
Les interrupteurs sont généralement juste à côté de la porte, vous n'avez aucune excuse. De plus, à long terme ça allège un peu la facture.
- Éteindre les appareils électriques non utilisés.
Non seulement ça économise de l'électricité, mais bien souvent rallonge aussi la durée de vie de vos appareils !

Côté déchets
- Utiliser un peu moins de dentifrice.
Une accumulation de tout petits rien peut faire beaucoup sur le long terme.
- Éviter d'acheter des emballages individuels.
Ça fait des déchets supplémentaires, et bien souvent, on en a même pas l'utilité.
- Ne pas jeter un appareil électronique encore en état de fonctionner.
Adepte de technologie dernier cri ? Pourquoi ne pas donner (ou revendre) votre ancien téléphone/tablette/nervermind encore en état de fonctionner, plutôt que de le jeter ? Un appareil électronique, c'est un déchet parfois compliqué à traiter.

Côté consommation
- Réfléchir avant d'acheter.
Avez-vous vraiment besoin ou envie de ça ?
- Faire ses courses le ventre plein.
Votre porte-monnaie et votre santé vous en seront reconnaissants. Faire ses courses en ayant faim encourage les achats compulsifs, notamment de gourmandises sucrées ou salées (et généralement produites par des firmes mal réputées quand on parle d'environnement !)
- Préférer les produits dont le code barre commence par un 3.
Cela signifie qu'ils ont probablement été produits (tout du moins le produit fini) en France.
- Éviter l'huile de palme, et la mention "Huile ou graisse végétale".
Cette cochonnerie est à elle seule en grande partie responsable de la déforestation de la dernière forêt primaire de notre planète. (Sans parler des autre dégâts qu'elle cause là-bas.) De plus, elle n'est pas réputée très bonne pour la santé.
N'étant pas obligatoire de mentionner la nature exacte de l'huile utilisée, il est fréquent de rencontrer les termes huile ou graisse "végétale". Sachez qu'il s'agit à 99% de chances d'huile de palme, mais les fabricants ne souhaitent pas l'afficher.
- Choisir des oeufs de catégorie 0 ou 1.
Ne vous fiez pas aux mentions sur les emballages, seuls les codes sur les œufs se doivent d'être clairement véridiques.
- Ne pas toujours se fier aux grandes marques.
Elles sont très loin d'être fiables. Malgré leurs prix souvent onéreux.
- Ne pas se fier aux jolis emballages.
Les plus attrayants sont souvent les plus manipulateurs.


Un petit investissement pour des économies à long terme, et presque sans bouger le petit doigt.

Côté eau
- Des embouts de robinet pour réduire la consommation en eau.
Autour d'1€50 l'unité pour passer de 12L/minute à 5 ! La sensation reste similaire. (J'en témoigne.)
- Des douchette à économie d'eau.
20€ pour passer de minimum 15L/minute à 7. Le tout avec une pression de 3 bars, tout à fait correcte. (J'en témoigne.)
- Récupérer l'eau de pluie.
Vous avez un toit ? Des gouttières ? Hop, un récupérateur (à partir de 30€), ou même un simple bidon en-dessous et le tour est joué.
Vous pouvez utiliser l'eau ainsi récupérée pour arroser le jardin, l'utiliser comme chasse dans les toilettes, laver la voiture, passer la serpillère, alimenter un aquarium,...

Côté électricité
- Des multiprises à interrupteur.
Pour un investissement à partir de 6€, vous serez en mesure d'éteindre plusieurs appareils en un coup d'orteil. De quoi vous sentir tout puissant Muahaha !
- Des ampoules à économie d'énergie.
A partir d'1€. Malgré ce qu'en disent certains sceptiques, les économies d'énergie à l'utilisation compensent la potentielle difficulté de fabrication et de traitement.
- Une éolienne pour particulier (malheureusement réservée aux riches).
Avec un prix de 7.500€ minimum, vous pourrez vous payer le luxe de gagner de l'argent en revendant l'énergie du vent. Il existe toutefois des aides, tels un prêt à 0%, une réduction de la TVA et plusieurs subventions.
Je tenais à en parler car ces dispositifs sont très très peu publicités malgré leur potentiel ! (Quelques informations par ici.)

Côté déchets
- Un composteur.
Pour un investissement à partir de 30€, restes de repas, épluchures, coquilles d’œufs, herbes de tonte et autres déchets dits "verts" se changeront en engrais gratis ! Moyennant plusieurs mois à quelques années suivant l'entretien que vous lui accorderez. (Toutes les informations utiles par ici.)
(Je témoigne que mes parents, n'ayant absolument rien fait pour l'entretien de leur compost, se retrouvent quand même avec un terreau magnifique après environ 3 ans de fermentation.)
- La coupe menstruelle.
Pour les demoiselles, avec un investissement à partir de 10€ pour plus de 10 ans : 0 fuite, 6 à 24h d'autonomie, aucune gêne, 0 produit chimique, 0 risque, facile d'emploi. Fini le budget spécial protections jetables !
- Les serviettes lavables.
Si vraiment l'idée de la coupe vous répugne, les serviettes lavables constituent un bon intermédiaire à partir de 4€.

Côté consommation
- De manière générale, préférer la qualité.
Un produit moins cher durera moins longtemps, et à long terme cette pratique se révèle presque toujours plus onéreuse.


Vous vous sentez un peu plus concernés et souhaitez faire un petit effort ?

Côté eau.
- Utiliser l'eau de cuisson pour désherber.
L'eau bouillante est très efficace pour tuer les mauvaises herbes. En plus ça coûte pas un rond.
- Utiliser l'eau de cuisson (refroidie) pour arroser.
Quelques litres par ci, quelques litres par là, ça cumule vite.
- Remplir le fond d'évier d'eau pour faire sa toilette/se raser.
Inutile de la laisser couler.
- Faire sa vaisselle dans une cuvette remplie d'eau.
Elle sera propre tout pareil, pour beaucoup moins d'eau consommée.
- Se laver au gant de toilette.
Si vous ne faites pas de sport et ne vous salissez pas outre mesure, inutile de prendre une douche tous les jours, de plus ça abîme la peau. (Demandez donc aux personnes âgées.) Une toilette quotidienne des aisselles et de l'entre-jambe au gant suffit amplement.
- Propriétaire d'un jardin, récupérer l'eau de pluie.
Vous avez un toit et des gouttières ? Pourquoi ne pas récupérer l'eau qui s'en écoule ? La surface de captation est bien plus importante qu'en disposant d'un simple bidon dans un coin du jardin.
Vous pouvez utiliser l'eau ainsi récupérée pour arroser le jardin, l'utiliser comme chasse dans les toilettes, laver la voiture, passer la serpillère, alimenter un aquarium,...

Côté électricité.
- D'une manière générale, éteindre tout appareil électrique non utilisé.
Les fils consommant aussi une très légère quantité d'énergie, vous pouvez même les débrancher pour pousser le vice.

Côté déchets.
- Pratiquer le recyclage.
- Fuir le suremballage.
Et c'est pas évident. Un professeur de traitement des déchets nous a dit un jour qu'on était en droit de laisser l'emballage au supermarché. Il l'avait déjà fait, citant la loi concernée et ça avait bien embêté le personnel du magasin. Je n'ai jamais pris la peine de chercher la fameuse loi, mais libre à vous d'essayer.
- Pratiquer le compostage.
Restes de repas, épluchures, coquilles d’œufs, herbes de tonte et autres déchets dits "verts" se changeront en engrais gratis ! Moyennant plusieurs mois à quelques années suivant l'entretien que vous lui accorderez. (Toutes les informations utiles par ici.)
- Donner (ou éventuellement revendre) les objets encore en état de fonctionner.
Vous ferez peut-être le bonheur de quelqu'un. Pensez aux associations.

Côté consommation
- Privilégiez l'alimentation de saison et locale.
Je ne peux que vous recommander de vous fournir sur les marchés, et de préférer les producteurs locaux, voire biologiques. Les vendeurs essayant généralement d'écouler un maximum leurs stocks avant la fin, je vous recommande de vous y rendre après 11h30 pour profiter de promotions.
- Préférer les ventes "en gros".
Le prix au kg est généralement plus abordable, et la quantité d'emballage réduite. Si vous en avez trop, plutôt que de jeter, pensez à distribuer le surplus à des associations par exemple.
- Acheter moins mais plus souvent.
Cette pratique permet d'éviter le gaspillage de nourriture, en achetant seulement ce dont on a besoin.
- Stop à la consommation excessive.
Utilisez vos objets électroniques jusqu'à leur mort. Il n'est vraiment pas nécessaire de disposer du modèle dernier cri quand il rempli précisément les mêmes fonctions que celui dont vous disposez déjà.
- Réparer plutôt que racheter.
Dans la mesure du possible.
- Réduire sa consommation de viande.
Pour produire 1kg de boeuf, sont consommés 15.000L d'eau, 36kg de fourrage, 6.5kg de graines, et produits 27kg de CO2. Je vous renvoie à mon article sur l'impact environnemental de l'élevage intensif, principale motivation de mon végétarisme.


Pour les bricoleurs du dimanche.

Côté eau
- Fabriquer votre récupérateur d'eau de pluie.
Vous avez un toit et des gouttières ? Pourquoi ne pas récupérer l'eau qui s'en écoule ? La surface de captation est bien plus importante qu'en disposant d'un simple bidon dans un coin du jardin.
Vous pouvez utiliser l'eau ainsi récupérée pour arroser le jardin, l'utiliser comme chasse dans les toilettes, laver la voiture, passer la serpillère, alimenter un aquarium,...

Côté  électricité
- Un chauffage à énergie solaire à partir de matériel de récupération.
Ne jetez pas vos cannettes en aluminium ! Toutes les informations ici.

Côté déchets
- Fabriquer son composteur.
Rien de bien compliqué. Il s'agit de faire un "parc" carré avec un couvercle. Je vous conseille de le faire avec des palettes récupérées. Des tutoriels exemples par ici.
- Essayer de trouver une autre utilité aux déchets.
Ce n'est pas parce qu'un objet ne fonctionne plus qu'on ne peut plus s'en servir.

Côté consommation
- Réparer plutôt que racheter.
Si vous en avez les capacités. Sinon, vous pouvez peut-être vous renseigner auprès de votre entourage.
- Fabriquer des meubles.
Les fournitures Ikéa ne seront pas forcément plus solides que vos réalisations, et potentiellement bien moins originales.
- Faire votre propre déco.
Mère nature et les matériaux de récupération offrent d'infinies possibilités. Quelques recherches sur internet vous donneront des idées.



Voila voila, j'ai passé 4h sur cet article, donc je vous réserverai d'autres petites astuces diverses et variées pour plus tard, si j'en ai le courage.
Merci d'avance à toutes les personnes qui prendront la peine de penser à au moins l'une de ces petites choses inoffensives qui ne peuvent que faire du bien !

A bientôt mes choupinous !
Votre vénérable Déesse.