mardi 9 août 2016

Mon subconscient s'exprime. 6

Miaou bonjour, gens.

Aujourd'hui, l'un de mes derniers rêves mindfuck, dont je me souviens presque en intégralité.

Nous nous situions dans un ancien corps de ferme retapé, plus exactement dans une ancienne grange, réaménagée en salle de réception. Notre activité consistait à éplucher des pommes de terre, pour en faire ensuite des chips. Bien évidemment, il y avait un boulet de service, qui jugeait, à tort, plus rentable de trancher les patates avant de les éplucher... Il s'agissait d'une femme prénommée Cersei. Après avoir tenté de lui expliquer qu'elle nous faisait perdre du temps à procéder ainsi, j'eus la forte intuition qu'elle jouait un rôle et cherchait justement à nous mettre des bâtons dans les roues. Soit. Je n'avais pas franchement envie de me disputer avec elle. J'en vins donc à lui dire que, puisqu'elle était la seule à trouver sa méthode plus rapide, elle n'avait qu'à éplucher elle-même ses chips, pendant que les autres procèderaient comme d'ordinaire. Elle n'eût pas l'air d'apprécier beaucoup. Nous reprîmes donc nos épluchages de patates.
Après quelques heures de labeur, un palefrenier vint me chercher. Apparemment, quelqu'un souhaitait profiter d'une promenade de chevaux pour sociabiliser des juments farouches que j'avais contribué à amadouer, et ne pouvait se passer de ma participation. Je le suivis donc aux écuries, où il m'indiqua la jument à prendre.
Il s'agissait d'une balade en longe, au pas dans la forêt. Je suivais un groupe de gardes-cavaliers accompagnant leurs chevaux, dressés au poil. J'appréhendais un peu l'éventualité que ma jument se mette à péter un câble, mais elle n'en fit rien. Toutefois, sur le chemin du retour, un élément perturbateur en début de file décida de partir au galop, sans prévenir, entraînant toute la cavalerie à sa suite. Bien évidemment, ma jument suivit le mouvement. Bien incapable de la suivre, contrairement à tous les gardes - qui semblaient alors doués d'une vitesse surhumaine -, je m'agrippai à son encolure et passai une jambe sur son dos, priant pour qu'elle ne m'envoie pas au sol. Face à son absence de réaction et à l'inconfort de ma position, je décidai de grimper complètement sur son dos. Elle ne sembla même pas le remarquer, et poursuivit sa course. Je n'étais pas bien fière, à cru sur une jument farouche, ne disposant que d'une longe pour tenter d'attirer son attention et la diriger. Malgré cela, tout se passa bien jusqu'à notre arrivée aux écuries. Je félicitai grandement la jument, qui ne m'avait pas foutue par terre malgré son habituelle réticence à être manipulée par des humains, mis pied à terre, puis, jambe flageolantes, remis la longe dans les mains du palefrenier qui m'avait appelée en premier lieu.
Tout juste remise de mes émotions, je retournai dans la salle de réception. Les chips avançant bien, on me demanda de passer à un autre atelier : coloriage. Je devais donc colorier, comme je le désirais, des scènes d'un mariage princier. J'y consacrai toute ma patience pendant quelques heures.
Survint alors un homme en armure, qui m'invita prestement à l'accompagner au village voisin, car il était d'une importance capitale que nous capturâmes une arène pokémon, située dans l'église.
Le trajet dura plusieurs heures encore, nous faisant arriver au point d'intérêt en soirée, rejoints par un autre homme. L'arène fut excessivement facile à conquérir, j'en vins à me demander pourquoi ma présence fut-elle requise. Ne souhaitant pas faire le trajet retour de nuit, nous passâmes la nuit dans une chambre d'hôtel, à geeker comme des gros porcs sur une console de jeu rétro.

A mon réveil, nulle trace de mes deux compères. Je décidai donc de rentrer, seule, au corps de ferme.
Une fois arrivée, et personne ne me donnant de directive à suivre, je me remis au coloriage, non sans goûter l'une de nos chips fraichement sorties du four au passage. C'est alors qu'un garde royal vint m'arrêter, sans justificatif aucun.
Il m'emmena dans une sorte de cave-caverne, avec une petite falaise donnant sur une rivière souterraine, et une guillotine au bord du précipice. Intriguée, je demandai la raison de ma présence ici. C'est alors qu'apparut Cersei, clamant que le frère du type en armure qui m'avait emmenée au village avait attenté à sa vie, et que, ceux-ci étant introuvables, il était de rigueur de me faire payer pour eux. Car, après tout, j'étais allée au village avec l'un, il y avait donc fort à parier que j'étais complice d'une quelconque manière, et, elle-même étant la mère du roi - qui choisit ce moment pour apparaître -, ce crime ne pouvait rester impuni.
Interloquée par l'absurdité de ce raisonnement, je n'eus pas le temps de réagir que Sa Majesté décida que sa mère, coupable d'avoir foutu le bordel dans les patates, méritait l'exécution. Cersei, prise de court, décida alors, sous les conseils d'un esprit qu'absolument personne ne vit, de sauter de la falaise. Elle-même ne comprit certainement pas pourquoi.
Après un plouf retentissant, je me penchai pour l'apercevoir, flottant allongée sur le dos, les bras en croix, inerte. Le garde conclut d'un bref coup d'oeil qu'elle était morte, suite à quoi il sortit, avec le roi, m'abandonnant là, moi et mon pseudo-procès oublié. Après un dernier regard d'incompréhension au corps de la défunte reine, je les suivis.
C'est alors que l'esprit qui l'avait convaincue de sauter ressuscita Cersei, qui s'enfuit en se laissant porter par le courant de la rivière.

Je me réveillai alors dans l'incompréhension la plus totale.

Weirdement vôtre,
Lysemna

1 commentaire:

  1. HAHAHAHA "Sa Majesté décida que sa mère, coupable d'avoir foutu le bordel dans les patates, méritait l'exécution" m'a littéralement faite éclater de rire!

    Tu te fais de ses rêves xD EPIC!!! Et c'est impressionnant que tu t'en souvienne aussi bien !

    J'espère que si tu fais d'autres rêves de la sorte dont tu te souviens, tu les posteras ici *-*

    3K ;)

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